Les "tribunations" de Frankie

Chroniques Tribune Cliquez L'auteur Le Blog Accueil


Sorciers de l'âme




LE ROI

portrait de Jim Morrison et son chien Sage


LEZARD

 

Mon corps me trahit. Le temps jusque là suspendu a repris son cours. Je sens fléchir mes jambes et ma main n'est plus très sûre. Je ne me souviens plus des aléas du jour qui s'achève et je sens que mon visage se creuse, arborant les stigmates de l'angoisse qui me tord le ventre. Il me reste si peu de temps pour m'inventer une mort qui vaille la peine, que je vais devoir improviser. Je ne ressens aucune tristesse au moment de partir car cette vie de peu avait fini par me lasser. Lorsque la passion de faire vous a quitté, c'est le deuil de son miracle personnel qui commence. La mort, ma mort, approche à grandes enjambées, me passe, me dépasse et je trépasse. Vous parlerez bientôt de moi au passé, sans nostalgie de ce que j'ai été, sans compassion pour celui qui marchait, déjà invisible, à vos côtés. Je meurs, oui, mais d'une mort surnaturelle, une mort qui n'appartient qu'à moi et que je refuse de partager avec personne. Seul, je l'étais déjà depuis de longues années, piégé dans l'impasse des attachements irrésolus. (Paris, Café de Flore le 22 mai 1971)

 

Lire la suite...


illustration rubayait

AU ROYAUME D'OMAR KHAYYAM

 

Frankie s'est réveillée totalement "ivre" et un peu mélancolique. Cette nuit, elle a fait un saut dans le temps et s'est retrouvée en train de boire du vin avec l'un des plus célèbres poètes perses : Omar Khayyam.

Et tandis qu'il lui récitait quelques quatrains de sa composition, Frankie s'est prise pour Djihanne.

 


Lire la suite...

 



photo d'Hélène Grimaud  ENTRE PIANO ET LOUPS

Hélène Grimaud, pianiste d'exception, célèbre pour ses interprétations de Rachmaninov, Brahms, Schumann, Chopin et Beethoven, est aussi celle qui a ouvert près de New York, le Wolf Conservation Center, vaste enclos de 18 hectares dans lequel vit une meute de loups. Par sa rusticité, la maison d'Hélène tient plus du refuge intime que d'un lieu de villégiature pour pianiste internationale.  Lire la suite...


Sur les pas d'Alexandra David-Néel

1924 : pour la première fois, une occidentale entrait dans Lhassa, capitale historique du royaume tibétain. A 56 ans, Alexandra David-Néel réussissait là où de nombreux explorateurs avaient échoué. Après avoir parcouru plus de 2000 km en plein coeur de l'hiver himalayen, après avoir marché de nuit dans des régions encore inexplorées du Tibet oriental, après avoir connu le froid, la faim et la peur constante d'être découverte, ce sera déguisée en mendiante tibétaine, les cheveux teints au charbon, la peau noircie avec de la graisse, que la grande exploratrice parviendra à pénétrer dans la cité interdite, accompagnée du lama Aphur Yongden, son fils adoptif.
Huit mois auront été nécessaires à Alexandra David-Néel pour relever ce défi extraordinaire ! Huit mois d'un long voyage à travers les immenses solitudes du "pays des Neiges".  

Lire la suite...


Frankie

Lire la suite...


 fait sa déclaration

Frankie a eu quinze ans à Amsterdam. Egarée dans une ville aux façades trompeuses, elle s'asseyait place du Dam et observait ce petit monde bariolé qui s'agitait autour d'elle en quête permanente de sensations illusoires. Frankie était une jeune fille un peu naïve et paradoxalement assez lucide sur ce que le monde des adultes ne tarderait pas à lui réserver. Elle naviguait alors en des mers agitées, capitaine d'un bateau qui aurait pu être Argo, rêvant d'un avenir propice aux désirs intimes. Mais la vie, désobéissante à souhait, la débarqua souvent sur des rivages chaotiques. Dans tout exil, il se produit parfois des rencontres de l'ordre du mystique. A Amsterdam, cette année-là, Frankie eut envie de mourir. Le destin lui mit entre les mains un livre qui lui donnât une formidable envie de vivre. Ce livre c'était "Tanguy". Son auteur, Michel del Castillo.



"Le génie est dans cette alchimie supérieure qui change 
les vices de nature en éléments d’une destinée" 
Baudelaire